
Jésus se plaît à me montrer l'unique chemin qui conduit à cette fournaise Divine, ce chemin c'est l'abandon du petit enfant qui s'endort sans crainte dans les bras de son Père...
« Si quelqu'un est tout petit qu'il vienne à moi » a dit l'Esprit Saint par la bouche de Salomon
et ce même Esprit d'Amour a dit encore que « La miséricorde est accordée aux petits ».
En son nom, le prophète Isaïe nous révèle qu'au dernier jour « Le Seigneur conduira son troupeau dans les pâturages, qu'il rassemblera les petits agneaux et les pressera sur son sein »,
et comme si toutes ces promesses ne suffisaient pas, le même prophète dont le regard inspiré plongeait déjà dans les profondeurs éternelles s'écrie au nom du Seigneur : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous caresserai sur mes genoux. »
Ô Marraine chérie ! après un pareil langage, il n'y a plus qu'à se taire, à pleurer de reconnaissance [1 v°] et d'amour...
Ah ! Si toutes les âmes faibles et imparfaites sentaient ce que sent la plus petite de toutes les âmes, l'âme de votre petite Thérèse,
pas une seule ne désespérerait d'arriver au sommet de la montagne de l'amour,
puisque Jésus ne demande pas de grandes actions, mais seulement l'abandon et la reconnaissance
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Sainte Thérèse de Lisieux,
Histoire d'une âme, manuscrit B, chapitre IX, 1r- 1v.
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